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Agriculture & viticulture Mis à jour le 5 juillet 2026

Salaire Agriculteur / Agricultrice en 2026

Cultive la terre, élève des animaux et produit des denrées alimentaires. Peut être exploitant, salarié agricole ou en polyculture-élevage.

En 2026, un agriculteur / agricultrice en France gagne en moyenne 38 000 € brut par an, soit une fourchette de 22 000 € à 95 000 € selon l'expérience et la région. Le salaire médian s'établit à 31 000 €. Estimations basées sur des données publiques (INSEE, DARES, APEC) agrégées et revalorisées — voir notre méthodologie.

Salaire moyen en France

38 000 €

/an brut

Données actualisées 2026
Distribution des salaires pour le métier Agriculteur / Agricultrice en France : minimum 22 000 €, 25e percentile 25 600 €, médiane 31 000 €, 75e percentile 66 200 €, maximum 95 000 €.

Distribution salariale

Percentiles 10 / 25 / 50 / 75 / 90 · en €/an brut

Min
22 000 €
P25
25 600 €
Médiane
31 000 €
P75
66 200 €
Max
95 000 €

50 % des agriculteur / agricultrices gagnent entre 25 600 € et 66 200 € par an brut (bande verte).

Fourchette salariale

Min
22 000 €
Moyenne
38 000 €
Max
95 000 €

Salaire par niveau d'expérience

Débutant
0-2 ans
25 000 €
Confirmé
3-7 ans
37 000 €
Senior
8+ ans
52 000 €

Salaire par région

Région Salaire moyen vs. National
Île-de-France
47 500 € +25%
Nouvelle-Aquitaine
39 900 € +5%
Occitanie
38 000 € 0%
Auvergne-Rhône-Alpes
36 100 € -5%
Provence-Alpes-Côte d'Azur
34 960 € -8%
Moyenne nationale 38 000 € référence

Description du métier

L'agriculteur ou agricultrice est un entrepreneur du vivant, dont la mission principale est de gérer une exploitation agricole pour produire des denrées alimentaires (céréales, fruits, légumes) ou non-alimentaires (fleurs, lin), ou pour élever des animaux (bovins, porcins, volailles). Ce métier combine un travail physique en extérieur avec des compétences techniques pointues, de la gestion d'entreprise et une forte capacité d'adaptation aux cycles de la nature et aux conjonctures économiques.

Les missions quotidiennes sont extrêmement variées et dépendent de la spécialisation. Pour les cultures, elles incluent la préparation des sols, les semis, l'irrigation, la surveillance de la croissance, l'application de traitements et la récolte. Pour l'élevage, les tâches vont de l'alimentation et les soins aux animaux à la gestion de la reproduction et au maintien de l'hygiène des bâtiments. À cela s'ajoutent la maintenance du matériel agricole, la gestion administrative et comptable, la commercialisation des produits et la veille réglementaire, notamment environnementale.

Le métier s'exerce majoritairement en tant qu'indépendant, à la tête de sa propre exploitation, mais il existe aussi des postes de salariés qualifiés ou de chefs de culture/d'élevage dans de grandes structures. C'est une profession qui exige une grande disponibilité, avec des horaires étendus et irréguliers, particulièrement lors des pics d'activité comme les moissons ou les naissances. L'agriculteur est en première ligne face aux défis du changement climatique, de la transition écologique et des attentes sociétales.

La rémunération d'un agriculteur est extrêmement variable, car elle dépend de la taille de l'exploitation, du type de production, des cours du marché et des aléas climatiques. Un ouvrier agricole salarié débute généralement au SMIC (environ 21 200 € brut annuel). Un chef d'exploitation débutant (jeune installé) peut avoir des revenus très faibles les premières années, parfois inférieurs à 15 000 € annuels. Avec 5 à 10 ans d'expérience, le revenu moyen d'un exploitant se situe souvent entre 25 000 € et 40 000 € brut. Pour un exploitant confirmé avec une structure rentable et spécialisée (viticulture, maraîchage bio), les revenus peuvent dépasser 60 000 € à 80 000 € brut par an, mais ces chiffres cachent de fortes disparités.

Évolution de carrière

  • Agrandissement de l'exploitation par l'acquisition de terres ou de cheptel
  • Spécialisation dans des productions à haute valeur ajoutée (bio, labels, circuits courts)
  • Diversification des activités (agrotourisme, transformation à la ferme, méthanisation)
  • Prise de responsabilités dans des organisations professionnelles (coopérative, syndicat)

Formations recommandées

  • Bac Pro Conduite et Gestion de l'Exploitation Agricole (CGEA)
  • BTSA Analyse, Conduite et Stratégie de l'Entreprise agricole (ACSE)
  • Licence Pro Métiers des productions végétales ou animales
  • Diplôme d'Ingénieur agronome ou Ingénieur en agriculture

Compétences clés

Agronomie et/ou zootechnieGestion économique et financièreCompétences en mécanique pour l'entretien du matérielCapacité d'adaptation et résilienceAutonomie et sens de l'organisationMaîtrise des outils numériques de pilotage (agriculture de précision)

Avantages et inconvénients

Avantages

  • Travail en plein air et en contact direct avec la nature et les animaux
  • Grande autonomie dans l'organisation de son travail
  • Métier concret et essentiel, qui a du sens (nourrir la population)
  • Diversité des tâches et absence de routine

Inconvénients

  • Forte dépendance aux aléas climatiques et aux crises sanitaires
  • Horaires très prenants, astreintes fréquentes et peu de vacances
  • Pression financière importante (investissements lourds, volatilité des prix)

Spécialités et salaires premium

Polyculture-élevage

22 000 – 45 000 €/an brut

Cette spécialité combine la culture de céréales ou de fourrages avec l'élevage d'animaux (souvent bovins). Elle permet une certaine diversification des risques et une autonomie pour l'alimentation du bétail.

Maraîchage biologique

28 000 – 55 000 €/an brut

Spécialisé dans la production de légumes selon le cahier des charges de l'agriculture biologique. Ce mode de production valorise souvent la vente en circuits courts (marchés, AMAP) et bénéficie d'une forte demande.

Viticulture (Vigneron)

40 000 – 120 000 €/an brut (et plus)

La culture de la vigne en vue de produire du vin est l'une des spécialités les plus lucratives, surtout dans les appellations prestigieuses. Elle demande un savoir-faire très spécifique, de lourds investissements et est très exposée aux aléas climatiques (gel, grêle).

Salaires agriculteur / agricultrice à l'étranger

🇨🇭 Suisse

60 000 – 90 000 CHF/an

L'agriculture suisse est fortement soutenue par des paiements directs pour garantir la sécurité alimentaire et l'entretien du paysage. Elle est très orientée vers la qualité, le bio et les productions de montagne. Le revenu agricole moyen y est significativement plus élevé qu'en France.

🇧🇪 Belgique

25 000 – 50 000 €/an brut

En Belgique, l'agriculture est duale, avec une Flandre très intensive et exportatrice et une Wallonie plus axée sur la polyculture-élevage et l'agriculture familiale. Le contexte est très similaire à celui du nord de la France, sous l'égide de la Politique Agricole Commune (PAC).

🇨🇦 Québec

50 000 – 85 000 CAD/an

L'agriculture québécoise se caractérise par de grandes exploitations céréalières et un système de gestion de l'offre pour le lait, les œufs et la volaille qui garantit des prix stables. Les productions de sirop d'érable et de canneberges sont aussi des spécialités locales importantes.

Questions fréquentes

Combien gagne réellement un agriculteur en France ?

Le revenu d'un agriculteur est l'un des plus variables qui soit. En 2022, le revenu courant avant impôts par exploitant était en moyenne d'environ 45 000 €, mais cette moyenne masque d'énormes disparités. Un quart des agriculteurs gagnent moins de 17 000 € par an, tandis que les 10% les mieux lotis (souvent en viticulture ou grandes cultures) dépassent les 100 000 €. Le revenu dépend crucialement du type de production : les éleveurs bovins ont souvent les revenus les plus faibles et instables, tandis que les viticulteurs et certains céréaliers ont les revenus les plus élevés.

Quelles études faut-il faire pour devenir agriculteur ?

Pour s'installer et bénéficier des aides de l'État (notamment la Dotation Jeunes Agriculteurs - DJA), il faut détenir la Capacité Professionnelle Agricole (CPA). Celle-ci s'obtient généralement avec un diplôme agricole de niveau 4 (Bac Pro CGEA) ou supérieur (BTSA ACSE, Ingénieur). Pour les personnes en reconversion sans diplôme agricole, il est possible de suivre une formation courte comme le Brevet Professionnel Responsable d'Entreprise Agricole (BPREA), qui dure environ un an et permet d'acquérir les compétences nécessaires.

Comment un agriculteur peut-il augmenter ses revenus ?

Pour améliorer sa rentabilité, un agriculteur dispose de plusieurs leviers. La diversification est une stratégie clé : développer la vente directe à la ferme, transformer ses produits (fromages, charcuterie, jus), ou créer une activité d'agrotourisme (gîte, ferme pédagogique). La spécialisation dans des marchés de niche (agriculture biologique, labels de qualité, semences anciennes) permet souvent d'obtenir de meilleurs prix. Enfin, l'optimisation des charges via l'agriculture de précision (guidage GPS, drones) ou l'investissement dans des coopératives (CUMA) pour le matériel permet de réduire les coûts.

Est-il possible de devenir agriculteur sans être issu du milieu agricole ?

Oui, c'est tout à fait possible, bien que plus difficile. Ces personnes sont appelées les NIMA (Non Issus du Milieu Agricole). Le principal obstacle est l'accès au foncier (terres agricoles), qui est cher et rare. Des dispositifs existent pour les accompagner : espaces-test agricoles pour expérimenter son projet, pépinières d'entreprises, ou encore des associations comme Terre de Liens qui facilitent l'accès à la terre. Une solide formation (type BPREA) et un projet très bien préparé sont indispensables pour convaincre les banques et les partenaires.

Salaire Agriculteur / Agricultrice par ville

Le salaire d'un agriculteur / agricultrice varie selon la ville. Consultez les estimations pour les 10 plus grandes métropoles françaises :

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